Mésothérapie et perte de masse grasse
La perte de masse grasse, de manière globale, résulte d’un déficit énergétique. Lorsque nous dépensons plus de calories que nous n’en absorbons, notre organisme va puiser l’énergie manquante dans les réserves de graisses.
Ainsi, seule une alimentation équilibrée associée à une activité physique entraîne un amaigrissement. La mésothérapie, à elle seule, ne fait pas maigrir.
Cependant, cette perte de poids n’est pas homogène. Toutes les patientes savent qu’il existe des zones du corps qui résistent particulièrement à la diminution de volume. C’est précisément à ce niveau qu’intervient la mésothérapie.
En effet, cette technique ne provoque pas un amaigrissement général, mais, intégrée dans un plan de perte de poids, elle réduit les volumes graisseux localisés.
La mésothérapie agit par trois mécanismes principaux :
Action lipolytique : la lipolyse correspond à l’action d’une enzyme présente dans l’adipocyte, la triglycéride-lipase, qui fragmente les lipides stockés. Les acides gras ainsi libérés sortent des adipocytes. Plusieurs substances utilisées en mésothérapie favorisent ce processus de lipolyse.
Action microcirculatoire : l’hypertrophie du tissu adipeux exerce une pression sur les capillaires sanguins, entraînant une mauvaise oxygénation, une diminution des échanges moléculaires avec l’organisme et une accumulation de toxines issues de l’activité cellulaire. L’usage de substances vaso-toniques en mésothérapie stimule cette microcirculation appauvrie.
Action drainante : le tissu adipeux comprime également le système lymphatique, entraînant une accumulation de liquide dans l’espace extracellulaire. Des substances drainantes, souvent d’origine végétale, peuvent être utilisées.
Mésothérapie et cellulite
La cellulite résulte de trois facteurs associés :
Accumulation de graisses dans une zone riche en adipocytes. La consommation excessive de sucres est l’un des principaux responsables de cette lipogenèse.
Insuffisance microcirculatoire dans le tissu adipeux superficiel, conduisant à une mauvaise oxygénation des tissus, à une inflammation chronique et à des phénomènes fibreux. Cette déficience est souvent d’origine génétique, mais la pression liée à l’hypertrophie adipeuse accentue les symptômes. Une insuffisance lymphatique s’associe fréquemment au problème vasculaire.
Accumulation de liquides, aggravant encore la pression, ce qui entretient le cercle vicieux de la cellulite. L’hyperpression, combinée à la fibrose, entraîne l’aspect irrégulier de la peau. Avec le temps, la peau perd en élasticité et une flaccidité s’installe, accentuant l’inesthétisme.
Comme vu précédemment, la mésothérapie améliore la microcirculation et le drainage lymphatique. Elle permet aussi de lutter contre la flaccidité grâce à l’utilisation de substances tonifiantes pour la peau (ex. Revitacare, Silicium).
Enfin, il faut noter que le simple fait de piquer la peau de multiples fois a un effet tenseur mécanique. Chaque injection constitue une micro-lésion, déclenchant une micro-cicatrisation avec production de fibres de collagène.
En résumé…
La mésothérapie est un traitement simple et efficace contre l’excès de poids localisé et la cellulite.
Elle agit en stimulant la microcirculation et le drainage lymphatique, améliorant ainsi les échanges entre le tissu adipeux superficiel et le reste de l’organisme.
En parallèle, en amplifiant la lipolyse, elle favorise un amaigrissement ciblé des zones traitées.
Les résultats attendus sont :
amélioration de l’aspect de la cellulite (peau plus lisse et tonifiée),
diminution des volumes graisseux superficiels.
La mésothérapie est probablement l’un des traitements les plus anciens de la médecine esthétique (à l’exception du peeling). Son utilisation dans les programmes d’amaigrissement et de traitement de la cellulite reste particulièrement intéressante.